Tout ce que vous devez savoir sur la bande dessinée

La bande dessinée (ou BD), souvent désignée comme le « 9e art », peut être définie comme une succession d’images organisées pour raconter une histoire. format graphique à part entière, la bande dessinée possède sa propre évolution, son vocabulaire et un public très fidèle. Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans la création d'une bande dessinée !

Historique de la bande dessinée

L’origine de la BD est difficile à dater. Faut-il y inclure les tout premiers dessins d’art rupestres ? Ou les hiéroglyphes égyptiens ? Ou bien ne faut-il considérer que les premières vraies planches de BD avec des cases ? Les historiens en débattent toujours.

Le point sur lequel tous s’accordent est que les premières histoires sous forme de cases illustrées remontent à 1830 avec le travail de Rodolphe Töpffer. Au cours du 20e siècle, de nombreuses BD furent publiées (Bécassine, les Aventures de Tintin ou encore Superman). Mais la BD n’est pas seulement une histoire occidentale ! Au Japon, les mangas existent depuis 1814 !

Depuis, la BD ne cesse de gagner en popularité, notamment en France où la BD représentait en 2014 12% du marché de l’édition.

Les BD servent non seulement de support pour raconter une histoire, mais elles sont de plus en plus utilisées à des fins de communication aussi bien dans les journaux, qu’au sein des entreprises. Elles sont un support idéal pour faire passer des messages ou expliquer des notions complexes tout en restant ludique et accessible à tous.

Pourquoi utiliser la BD ?

Avec un support BD vous pouvez obtenir un taux d’attention 4 fois plus important.

C'est pourquoi de nombreuses entreprises utilisent la bande dessinée comme support de communication.

Les études montrent que nous ne retenons que 5% des textes auxquels nous sommes exposés. Avec un support visuel, vous augmentez le taux de rétention de plus de 40%.

Ce type de support est multicanal et s’adapte aisément aux réseaux sociaux. La BD permet de multiplier par 2 la visibilité et la viralité des messages.

Le vocabulaire de la BD

La bande dessinée est décrite avec un vocabulaire particulier. Voici quelques mots qui vous serviront à en parler !

Planche : page entière de bande dessinée avec une succession de vignettes. Dans le cas des BD occidentales, la lecture de fait de la vignette en haut à gauche jusqu’à celle en bas à droite, et le plus souvent de gauche à droite (ce sera l’inverse pour les manga).

Vignette (ou case) : elles sont le plus souvent rectangulaires ou carrées, et bordées par un trait plus ou moins épais dessiné à la main ou à la règle. Le plus souvent les vignettes sont organisées horizontalement en bandes. Cependant, elles peuvent également être décalées, fléchées ou superposées.

Bande (ou strip ou comics strip) : succession le plus souvent horizontale de plusieurs vignettes.

Cartouche : encadré (le plus souvent rectangulaire) contenant des éléments narratifs et descriptifs assumés par le narrateur, appelés également commentaires.

Phylactère (ou bulle) : cadre flottant de forme variable à l’intérieur de la vignette, enfermant les paroles, pensées, rêves ou sentiments des personnages.

Appendice : extrémité (triangle, ligne ou nuage) de la bulle désignant la figure qui parle ou pense.

Séquence : scène constituée de plusieurs cases ou planches, avec unité de temps et d’action.

Hiatus (ou espace inter-iconique ou espace inter-case) : espace (généralement blanc) entre deux vignettes, jouant un rôle dans le rythme (écoulement du temps) et la compréhension de l’histoire.

Onomatopée : transposition écrite d’un bruit ou d’un son permettant de constituer le bruitage de la bande dessinée.

Idéogramme : signe abstrait (symboles, lettres, chiffres, motifs ou graffitis) ou ensemble de plusieurs pictogrammes exprimant une idée ou un sens figuré, dans ou hors de la bulle (sentiments, état ou intonation du personnage, amour, colère, tristesse, douceur, rêve…).

Les différents supports de la BD

Les supports « classiques » de la BD (print)

Les supports « classiques » de la BD correspondent à des bandes dessinées pouvant être imprimées, et qui seront donc statiques. Elles peuvent bien sûr être également diffusées sur des supports numériques, mais elles ne contiendront aucune animation.

BD mono-case – La BD mono-case est, comme son nom l’indique, une bande dessinée composée d’une unique case qui se suffit à elle-même. Elle peut être utilisée dans le cas d’une série d’illustrations récurrentes, par exemple sur les réseaux sociaux, où l’on retrouvera le même personnage à chaque fois, dans une situation différente. Cela peut permettre de faire passer un message important, de dynamiser la publication et d’apporter de l’originalité.

Strip (ou bande) – Le Strip correspond à en général à une bande (le plus souvent horizontale) de 2 à 4 cases. Ce support peut être utilisé pour de la communication interne ou pour construire une image de marque sous forme de websérie envoyée par mail, mis sur internet ou sur les réseaux sociaux. Le format court permet une lecture facile, mais contrairement à la BD monocase, le message à faire passer peut être plus complexe.

onboarding réussi

Exemple d’un strip réalisé pour Sony Music afin de sensibiliser les équipes en interne aux bonnes pratiques lors de l’accueil de nouveaux collaborateurs. 

Planche - La planche de BD est une page entière d’une bande dessinée, qui regroupe le plus souvent entre 7 et 10 cases successives qui servent à raconter une histoire. Ce format permet d’aborder des questions plus complexes et de développer davantage le propos. Grâce à la BD, vous pouvez capter l’attention de votre public tout en lui communiquant des notions complexes. Ce format dynamique et récréatif garantit une plus grande lecture et mémorisation des contenus à faire passer à au sein d’une entreprise, ou bien auprès du grand public comme outil de communication externe.

Livret – Un livret de BD est un regroupement de plusieurs planches ou strips de BD sous forme de petit livre qui a la plus souvent vocation à être imprimé. Dans la majorité des cas, les planches de BD au sein d’un livret alternent avec d’autres pages de contenu (schéma, dessin, coloriage pour enfants, information texte, etc.). Le format livret permet de traiter des sujets plus en profondeur et est un atout important comme outil de pédagogie. Il peut par exemple être utilisé pour expliquer le parcours de soin au sein d’un hôpital, pour détailler un process complexe au sein d’une entreprise, ou encore retracer l’historique d’un produit ou d’une marque.

Exemple d’un livret santé à destination d'enfants, réalisé pour Sanofi Genyme afin d’expliquer aux enfants de façon simple, ludique et pédagogique une maladie rare.

Les supports de bande dessinée numériques

Dans certains cas, un support numérique est nécessaire pour permettre de faire vivre une bande dessinée. C’est notamment le cas des BD en scrolling ou des BD interactives, pour lesquelles le passage à un support papier est possible, mais nécessite une adaptation et implique le plus souvent une perte d’information (par exemple l’interactivité).

BD en scrolling – La BD en scrolling correspond à une bande dessinée réalisée en format long, c’est-à-dire une longue bande verticale. Ce format est particulièrement bien adapté à la page web, et en particulier à la consultation sur mobile ou tablette, car il permet un défilement facile de haut en bas (=scrolling). Le scrolling va permettre une attention maximale du lecteur qui devra interagir avec l’écran pour continuer à lire. Ce format ludique permet de faire passer des messages plus complexes qu’une simple planche de BD, car la BD sera beaucoup plus longue qu’une unique planche ; tout en conservant une facilité de lecture à l’écran (ce qui n’est pas possible avec un livret par exemple).

BD interactive ou e-comics – La BD interactive (ou e-comics) correspond à une bande dessinée qui ne peut être lue que sur un écran interactif (ordinateur, tablette ou smartphone). Le lecteur se déplace dans la BD en cliquant, l’histoire apparaît progressivement avec des animations. Certaines zones du dessin sont interactives et lorsque l’on clique dessus, une action se passe et fait apparaître une nouvelle partie de la BD. Grâce à la BD interactive, le lecteur est directement transporté dans l’histoire, il devient un personnage à part entière de la bande dessinée. Au fur et à mesure que le scénario évolue, le lecteur intègre les messages que l’on veut lui faire passer ; mais il peut également donner son avis ou créer des data en lien avec ses préférences.

Exemple d’une BD interactive réalisée pour sensibiliser les salariés de l’entreprise aux bonnes pratiques de réduction de la dépense énergétique au sein de l’entreprise. Sur cette planche, plusieurs éléments de l'image sont cliquables et permettent au lecteur de dérouler le scénario.

Conclusion sur les bases de la bande dessinée

La BD n’est pas seulement un support réservé aux enfants, mais peut être un formidable outil de communication. Elle offre une grande diversité de style possible, mais également de support, permettant une parfaite adaptabilité aux messages à faire passer et au type de média utilisé. 

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